La 19° EDITION de 2013
Les Infos du cinéma
ONE PIECE Z dans votre salle pour 3 séances d’exception à partir du 5 juin
- Date de sortie 15 mai 2013 (1h 47min)
- Réalisé par Tatsuya Nagamine
- Avec Mayumi Tanaka, Kazuya Nakai, Akemi Okamura plus
Lors de sa sortie au Japon le 15 décembre 2012, le film One Piece Z a réuni plus d’un million de spectateurs en un week end et a réalisé ainsi le meilleur démarrage au box-office japonais depuis 2001. Il a occupé la première place durant les trois premières semaines qui ont suivi sa sortie. Aujourd’hui, le film cumule 5,6 millions d’entrées.
One Piece, c’est avant tout un manga très populaire au Japon et ailleurs dans le monde. 67 volumes qui se sont vendus à 270 millions d’exemplaires au pays du soleil levant, et 9 millions en France depuis l’année 2000. Fruit de l’imagination de Eiichiro Oda, le manga a été décliné en série télévisée (585 épisodes). Et enfin, ce ne sont pas moins de 11 films qui ont été produits.
MUD – Sur les rives du Mississipi
8 nominations dans les festivals pour le film Mud – Sur les rives du Mississippi.
Idée de longue date
Jeff Nichols confie avoir eu l’idée de Mud avant même d’avoir celle de ses deux précédents films : “Tout a commencé alors que j’étais à l’université. À la bibliothèque de Little Rock, je suis tombé sur un livre de photos en noir et blanc de personnes vivant au bord du fleuve Mississippi – il y avait des pêcheurs de moules, des maisons flottantes… Je me suis dit que c’était un monde intéressant à filmer”, révèle le cinéaste.
Histoires parallèles
Le scénario de Mud est constitué d’histoires parallèles dont la clé de voûte est le personnage du jeune Ellis. Le chassé-croisé de ces histoires tourne autour des thèmes de l’amour et de sa mythologie, du rite initiatique à travers la déception amoureuse et de la figure du mentor qui revient de manière récurrente entre les personnage de Mud (Matthew McConaughey), Senior (Ray McKinnon), Tom (Sam Shepard) et même de Galen (Michael Shannon).
Lumière naturelle
La photographie de Mud, derrière laquelle se cache Adam Stone, est très contemplative et très authentique, un peu à la manière d’un Malick : “Je souhaitais me concentrer plus sur le mouvement que sur la lumière. J’ai donc souhaité utiliser la lumière naturelle. Pour Les Moissons du ciel, Terrence Malick a poussé son équipe à prendre des risques. Aujourd’hui, nous avons des pellicules bien plus sensibles donc nous nous sommes lancés. C’était très difficile car tout bougeait, le fleuve, le soleil. La lumière changeait constamment mais la beauté des lieux a aussi fait beaucoup. Et comme par magie, le soleil était toujours derrière la tête de Matthew. Nous plaisantions en disant que cela faisait partie de son contrat”, commente Jeff Nichols.
Et de 3 !
Mud est le troisième long métrage de Jeff Nichols, après Shotgun Stories et le très apprécié Take Shelter, qui a remporté de nombreux prix. Ce film marque aussi la troisième collaboration du réalisateur avec le charismatique Michael Shannon, qui dans Mud incarne Galen, le frère de Neckbone : “J’ai écrit le rôle pour lui. L’ambiance sur le tournage de Take Shelter était très lourde. Je voulais simplement m’amuser avec lui car il a un très grand sens de l’humour. (…) Par ailleurs, Michael a un visage très impassible. On ne sait jamais ce qu’il pense et j’avais besoin de cela pour le personnage de Galen”, déclare Jeff Nichols.
Difficultés de distribution
Compte tenu de son accueil mitigé à Cannes 2012, Mud a rencontré certaines difficultés pour être distribué, notamment aux États-Unis. Finalement, tout est rentré dans l’ordre, et, qui plus est, le film a reçu un accueil très enthousiaste dans les festivals américains de Sundance et Austin.
LE TEMPS DE L’AVENTURE
Un film de JEROME BONNELL (14 ans de carrière et 10 films)
Etudiant en cinéma à Paris VIII, Jérome Bonnell est finaliste du Prix Junior du meilleur scénariste avec Le bonheur des uns, long métrage qui restera à l’état de projet. Il fait ses premiers pas de réalisateur en 1999 avec Fidèle, court métrage qui marque aussi le début d’une longue collaboration avec la comédienne Nathalie Boutefeu.
Après deux autres courts, Jérôme Bonnell s’attelle à son premier long métrage, Le Chignon d’Olga, également sélectionné au Prix Junior du Meilleur Scénario. A la fois chronique familiale, portrait d’un amoureux transi et récit d’une amitié, cette première œuvre très maîtrisée, primée au Festival de Chicago, révèle en 2002 un cinéaste d’une grande sensibilité. Tout aussi délicat, Les Yeux clairs, son deuxième opus, lauréat du prix Jean-Vigo 2005, offre un rôle en or à sa muse Nathalie Boutefeu, celui d’une jeune femme mal-aimée au comportement déconcertant.
Jérôme Bonnell réalise en 2007 J’attends quelqu’un, film-mosaïque sur la solitude et l’espoir. S’il continue de creuser son sillon, Bonnell dirige cette fois des pointures du cinéma français (Darroussin, Devos, Caravaca). Il se lance un nouveau défi en faisant une incursion dans le polar avec La Dame de trèfle (2010), récit de la relation fusionnelle qui unit un frère et une sœur, interprétés par le nouveau venu Malik Zidi et l’habituée Florence Loiret-Caille.
Un rôle sur mesure pour Emmanuelle Devos
Le Temps de l’aventure est le cinquième long métrage de Jérôme Bonnell, qui a déjà dirigé Emmanuelle Devos dans J’attends quelqu’un en 2007. Le réalisateur voulait faire un film spécialement pour la comédienne, et s’est plu – plus généralement – à écrire pour une femme : “Pour un pudique comme moi, c’est comme une bonne planque, je peux y mettre beaucoup de choses sans jamais être directement soupçonné d’autobiographie !”, explique le réalisateur, en poursuivant : “Je m’aperçois que c’est une façon d’aller beaucoup plus loin dans ce que j’ai envie de raconter, de contempler tout en m’identifiant, d’être à la fois plus libre et plus à l’abri.”
Coup de foudre
Jérôme Bonnell a choisi, en filmant la naissance d’un amour entre Alix et l’homme qu’elle rencontre, de suivre ses personnages pendant une seule journée, quasiment minute par minute, où le temps serait comme suspendu. Le réalisateur raconte : “Ce film est né un peu comme un fantasme, à l’image du coup de foudre aussi muet qu’immédiat des personnages l’un pour l’autre dans le train.”
La langue de Shakespeare
Jérôme Bonnell a choisi de faire tomber Alix amoureuse d’un Anglais : en plus d’ajouter au romanesque, la langue anglaise a permis, selon le réalisateur, d’exprimer les sentiments des personnages de manière plus directe : “Au départ je voulais qu’ils aient peu de chances de se revoir. Mais je me suis rapidement aperçu que la langue anglaise était aussi un abri magnifique pour se laisser aller à des dialogues plus romanesques, à des choses davantage “dites”. (…) En anglais, des mots d’une grande simplicité ont une beauté immédiate, moins affectée que dans d’autres langues.”
Inspiration dans l’urgence
Jérôme Bonnell a confié son plaisir à filmer les scènes de voyages dans des lieux publics, inscrivant son histoire dans une certaine réalité, tout en devant tourner dans l’urgence. Une vraie source d’inspiration pour le réalisateur, qui revient sur ces moments du tournage : “Tous ces trajets étaient exaltants à tourner car nous étions parmi les vrais passagers du métro ou de vrais voyageurs en pleine Gare du Nord. Avec Pascal Lagriffoul, mon opérateur depuis cinq films, l’urgence nous a dicté une forme, libre et discrète, qui a nourri en même temps l’inspiration des acteurs. Il fallait être rapide et ça nous a aidés.”
11.6
Toni Musulin
Toni Musulin (incarné par François Cluzet) était convoyeur de fonds à Lyon depuis 10 ans avant son casse. Le 5 novembre 2009, il détourne son fourgon blindé avec à l’intérieur, 11.6 millions d’Euros (ce chiffre est donc le titre du film) ! Le Lyonnais finit par se rendre à la police quelques jours plus tard et le butin est retrouvé… avec 2.5 millions manquants. Musulin a toujours nié savoir ou se trouvait l’argent et a finalement été condamné à 5 ans de prison en 2010. Considéré comme un héros national qui a osé s’opposer aux banques en pleine crise financière, l’ex-convoyeur jouit d’une étonnante notoriété.
Adaptation
11.6 est librement inspiré du livre d’Alice Géraud-Arfi, “Toni 11.6 – Histoire du convoyeur” paru en 2011. La journaliste est une des rares personnes qui a pu approcher Toni Musulin durant son incarcération. Le Lyonnais est effectivement placé à l’isolement, officiellement pour ne pas subir de pressions des autres détenus afin de lui faire révéler la cachette des 2.5 millions jamais retrouvés.
Pourquoi en faire un film ?
Le réalisateur Philippe Godeau s’est intéressé de très près au personnage de Toni Musulin ; un homme taciturne au casier judiciaire vierge, apparemment au-dessus de tout soupçon et qui un jour, bascule dans le banditisme : “L’important pour moi n’est pas le casse, mais l’histoire de cet homme, convoyeur de fonds depuis dix ans, au casier judiciaire vierge et qui, un jour, décide de passer à l’action. Comment ce personnage solitaire, pas syndiqué, sorte d’employé modèle, jamais en retard, très consciencieux, commet le casse du siècle et bascule dans un autre monde ?”, questionne le cinéaste.
Isolement et cinéma
Actuellement placé à l’isolement à la prison de Corbas dans la banlieue lyonnaise, Toni Musulin n’a eu aucun contact avec l’équipe du film. Philippe Godeau a fait une demande pour que le Lyonnais puisse voir le film malgré tout.
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